MATHIAS LANUIT

La construction de l’hôtel Le Dauphin Blanc débuta en décembre 2001. Son ouverture eut lieu cinq ans après, le 19 décembre 2006. Commandé par un riche homme d’affaire qui souhaitait développer le tourisme et l’emploi dans sa région, il se composait de 250 chambres, de deux restaurants, un bar et une discothèque. Le parc, de deux hectares, possédait de nom-breux aménagements pour diverses activités de loisirs telles que les piscines, les cours de ten¬nis ou terrains de pétanques.

L’hôtel était un long bâtiment blanc à deux étages. Au rez-de-chaussée se trouvaient les parties administratives et les restaurants, discothèque et hall d’accueil et aux étages se trouvaient les différentes suites réservées aux clients. Les suites se composaient d’un petit salon, d’une chambre à coucher et d’une grande salle de bain. Dans le salon, le canapé pouvait être déplié pour offrir un lit double en plus. La vue des chambres donnaient sur le parc ou sur les piscines.

Le parc, outre ses différents aménagements sportifs possédait un jardin à la française avec des bancs et des tables où pique-niquer. Les haies et arbustes étaient taillés en ligne droites, formant des chemins ombragés dans lesquels les clients de l’hôtel pouvaient s’y pro-mener les soirs d’été. Au fond du parc se trouvait un étang artificiel où nageaient des canards. En hiver le lac, gelé, servait de patinoire.

Les premières années furent un succès pour l’hostellerie qui ne désemplissait pas de touristes plus ou moins fortunés et le prix de la construction fut bientôt amorti. Le bâtiment tournait toute l’année et commença à être connu à travers toute la région puis tout le pays. Il finirait sûrement par être connu dans le monde entier. C’est en 2009 qu’un incident vint ternir sa ré¬putation. Un suicide avait eu lieu dans une des chambres du dernier étage. La victime, une femme, s’était pendue dans le salon de la suite. Cependant, l’affaire fut étouffée mais la chambre fut fermée et servit à l’entreposage de vieux meubles et autres objets dont l’hôtel comptait se débarrasser.

Mais en 2011, une nouvelle affaire eu lieu et l’implication de la police détruisit défini-tivement sa notoriété. En effet, un crime avait eu lieu dans une des petites suites du premier étage. Une femme avait été tuée dans sa chambre mais son corps ne fut jamais retrouvé. Le propriétaire essaya de faire oublier l’affaire et fit fermer la chambre où avait eu lieu l’assassinat. Mais le mal était fait. L’hôtel commençait à perdre des clients et se vida peu à peu. Son propriétaire fut obligé de fermer l’établissement en 2012 par manque de clients.

Pendant plusieurs années, le bâtiment, vide, commençait à se détériorer et le proprié-taire ne jugeait pas utile de le faire réparer. A cause du délabrement de la façade, plusieurs squatteurs furent blessés ou tués. Finalement, il fut décidé de la destruction de l’hôtel devenu trop dangereux et de la revente du parc de deux hectares. Mais cela n’eut pas lieu.

Un riche homme d’affaires français décida de racheter l’établissement et son terrain pour un prix raisonnable vu son état et sa réputation. Il eut un rendez-vous avec le précédent propriétaire pour en parler une dernière fois et signer les derniers papiers. Il comptait payer à ses frais la restauration de l’hôtel et le réaménagement pour en faire un club privé de jeux d’argents.

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